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Jeudi 21 août 2008
04 Empereur
Tarot de l'Enfant Intérieur,
Isha Lerner


Il était une fois, dans un pays riche et prospère, un empereur qui n’aimait qu’une seule chose : les beaux habits.
Il avait des centaines de costumes, tous plus beaux les uns que les autres, qui lui avaient coûté une fortune, et il en souhaitait de plus beaux encore.
Un jour, deux malins escrocs se présentèrent à l’Empereur avec une idée bien précise en tête :
-Majesté, dit l’un, nous sommes les meilleurs tisserands que vous puissiez trouver.Nous fabriquons les étoffes et les tissus les plus magnifiques…
-Notre habileté est si grande, notre travail est d’une telle finesse dit l’autre, que nos costumes deviennent invisibles à qui travaille moins bien que nous et à toute personne sotte.
L’Empereur les écouta avec la plus grande attention, rêvant déjà des costumes splendides que ces deux hommes si talentueux pourraient lui confectionner.
Il voulut qu’on lui tisse immédiatement une étoffe et donna une grosse somme d’argent pour que les tisserands puissent acheter les fils de soie et d’or les plus précieux et commencer leur

besogne aussitôt.
Les deux compères installèrent avec grand sérieux leur métier à tisser dans une salle du palais et se mirent au travail…Ou plutôt, ils se mirent à faire semblant de travailler, car il n’y avait

aucun fil sur les bobines et aucune étoffe sortant du métier.
Lorsque quelqu’un venait admirer leur travail et s’étonnait de ne rien voir, ni fil ni étoffe, ils répondaient :
-Notre travail est d’une telle finesse qu’il est invisible aux personnes sottes ou qui n’ont pas notre talent.
Un matin à son réveil, l’Empereur éprouva le désir de savoir à quoi ressemblait l’étoffe qu’il avait commandée.
Il convoqua l’un de ses plus vieux ministres, qu’il estimait être le plus honnête, et lui ordonna d’aller juger de l’avancement du travail.
Le ministre obéit et pénétra dans la salle où travaillaient les deux hommes, penchés sur leur métier sans fil ni étoffe.
Le vieil homme ouvrit tout grand les yeux, ajusta son lorgnon et resta la bouche ouverte.
-Ciel, s’exclama-t-il, comment est-il possible que je ne voie rien ?

Pourtant, pour ne point paraître sot, il ne souffla mot.
Et lorsque les deux tisserands lui demandèrent ce qu’il pensait des motifs arrangés avec art et des couleurs si exceptionnelles, il se dit :
-Serais-je donc idiot ?... Ma foi, il vaut mieux que personne ne le sache.
Faisons comme si je voyais cette étoffe, où c’en est fini de ma place de ministre !
-Alors, monsieur le ministre, pensez-vous que cette étoffe sera du goût de sa Majesté l’Empereur ?
-Vraiment, Messieurs, ce dessin, ces couleurs ! Je n’ai jamais rien vu de pareil. Je vais sans tarder dire à l’Empereur, que je suis enchanté de votre travail.
Voyant que leur travail, bien qu’invisible, convenait aux gens de la cour, les deux hommes demandèrent davantage d’argent, de soie et d’or, qu’ils s’empressèrent, de nouveau,
de cacher dans un coffre avant de se remettre au travail.
Quelques temps plus tard, l’Empereur voulut admirer l’étoffe de son futur costume de ses propres yeux.
Il alla donc rendre visite aux tisserands, accompagné de ses conseillers et des hautes personnalités du royaume.
Il resta ébahi lorsqu’il ne vit sur le métier ni fil ni étoffe, mais pour ne pas paraître sot, il exprima sa grande satisfaction.
-Voilà une étoffe magnifique, dit-il, je veux que l’on me coupe un costume dans ce tissu, que je porterai lors du prochain défilé.
On vit alors les deux compères, armés de grands ciseaux, occupés à couper dans le vide et à coudre avec des aiguilles sans fil les pièces de l’étoffe invisible.
Lorsque l’Empereur essaya ses nouveaux habits, il les trouva si fins et si légers qu’il fut fort satisfait.
Entièrement nu, il se tourna et se retourna devant le miroir et décida qu’il porterait ce costume pour le défilé.
Et, partout sur son passage, la foule applaudit et poussa des cris d’admiration, jusqu’au moment où une petite voix se fit entendre, plus forte que les autres :
-Mais l’Empereur est tout nu, cria un petit garçon.
Un autre le répéta, puis un autre, et toute la foule se mit à rire, tandis que l’Empereur se mit à rougir, honteux de s’être montré nu et de ne pas avoir vu la vérité.






par carie publié dans : Cartes de tarots communauté : les couleurs dans notre vie
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Jeudi 21 août 2008
Tarot des Chimères

Le musée français de la carte à jouer est à Issy les Moulineaux.
Pour plus d'informations : ici


par carie publié dans : Lieux communauté : PASSIONNATA
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Jeudi 21 août 2008
Deux de Baguettes,
Tarot de l'Enfant Intérieur
Isha Lerner


"Il existe une croyance universelle, selon laquelle notre reflet serait une partie vitale de notre âme. Les surfaces réfléchissantes, dit-on, sont des pièges à âme, ou bien des portes ouvrant sur le monde de l'esprit. Pour les boudhistes, l'existence tout entière est comme une réflexion dans un miroir.
Cette carte montre une belle fée en train de chercher le sens profond de son existence."

Dans Labyrinthe de Kate Moss, un des livres que j'ai lu cet été, il y a un passage que je me suis immédiatement représenté par cette carte :
"Ici, Alaïs se sentait chez elle. Elle retira ses chaussons de cuir. L'herbe mouillé de rosée, qui lui chatouillait les orteils et la plante des pieds, lui parut délicieusement fraîche...."


par carie publié dans : Cartes de tarots communauté : Passeurs d'espoirs
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Jeudi 21 août 2008

Diane, déesse de la chasse, Varna, Bulgarie, Aout 2008


par carie publié dans : Art communauté : PASSIONNATA
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Jeudi 21 août 2008

Un de Baguette
Tarot de l'Enfant Intérieur
Isha Lerner

L'as de Baton est décidément une carte qui m'attire particulièrement ces derniers temps.
Ici nous avons la carte du Tarot de l'Enfant intérieur, d'Isha Lerner.
Pour exprimer tout le potentiel, toute l'énergie, la force naturelle qu'on a dans l'As Batons, Isha Lerner a choisi un papillon porté par deux fées.
Les fées aident à l'éveil de l'âme, elles veillent et apportent à la naissance (as baton encore) le potentiel spirituel.
Le papillon est "dans la mythologie grecque, l'âme humaine en attente d'une nouvelle incarnation."
Le papillon est aussi symbole de la transformation, il est cocon, chenille et enfin dans un temps court papillon. Il est alors libre de voler, de s'envoler, où bon lui semble : il transporte notre âme vers la lumière.
J'aime beaucoup cette carte qui est à la fois féérique, naturelle, douce et apaisante.


par carie publié dans : Cartes de tarots communauté : les couleurs dans notre vie
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